MAROC [Partie 1] SAHARA

Aujourd'hui nouvelle rubrique, avec la catégorie voyage. Je vais vous faire partager certains de mes voyages les plus marquants, mais également les plus sportifs. Et en premier lieu je vais vous raconter mon voyage au Maroc à travers les dunes du Sahara et dans une seconde partie l'ascension du sommet de l'Atlas, le Toubkal qui culmine à 4167m d'altitude.

 

Ce voyage s'est décidé sur un coup de tête comme souvent, je propose à deux de mes amis qui décident de ne pas me suivre quand je leur parle du programme. Il est simple sur le papier, 3 jours dans le désert et 3 jours en montagne dans l'Atlas, entrecoupé d'un jour de repos à Marrakech, le tout sans avoir rien préparé et seulement avec un sac à dos. L'aventure me voilà.

ETE 2016 - Vol Genève-Marrakech :

 

1er jour 

Je décolle de Genève le lundi 1er août 2016 en fin de journée, j'arrive à Marrakech à presque minuit, le temps de passer la douane, je sors de l'aéroport à quasiment 1h du matin. Je décide donc de passer la nuit à l'aéroport, sur un petit coin de verdure situé en face de l'entrée, il fait tellement bon dehors que ça ne pose aucun problème et ça me permet de voir un beau ciel étoilé par la même occasion. A l'aube je prend un taxi qui m'amène au centre ville de Marrakech non loin de la place Jemaâ El-Fna. J'y trouve une activité folle au vu de l'heure, il est assez tôt mais la ville est déjà en pleine bourre. Au bout d'un bon quart d'heure de recherche je trouve un chauffeur de minibus qui est près à m'emmener à Zagora, qui est mon point de départ dans ma découverte du désert. J'avais le choix entre Zagora et Merzouga pour commencer mon voyage. C'est depuis cette dernière ville qu'on trouve les plus grandes dunes de sable, mais au vu de mon timing je ne pouvais perdre trop de temps en transport jusqu'à Merzouga, d'où mon choix de partir de Zagora. Mais en attendant je ne suis qu'à Marrakech et c'est n'est que le matin, mais il fait déjà chaud. Normal en plein mois d'août!

 

C'est parti pour quasiment 8h de minibus par un grand ciel bleu. Je ne suis pas seul à voyager il y a également quelques touristes qui sont du voyage. La route qui traverse l'Atlas n'est pas une partie de plaisir, elle est très dangereuse (la plus dangereuse du Maroc) et encore plus avec les travaux qui sont mis en place pour la rendre plus sûre. Après une pause à Ouarzazate, nous faisons une pause au village de Aït Ben Haddou. C'est un superbe village où de nombreux films ont été tournés. C'est assez incroyable de se dire que des gens vivent ici au milieu de nul part. 

village de Aït Ben Haddou

C'est parti pour quasiment 8h de minibus par un grand ciel bleu. Je ne suis pas seul à voyager il y a également quelques touristes qui sont du voyage. La route qui traverse l'Atlas n'est pas une partie de plaisir, elle est très dangereuse (la plus dangereuse du Maroc) et encore plus avec les travaux qui sont mis en place pour la rendre plus sûre. Après une pause à Ouarzazate, nous faisons une pause une peu plus loin au village de Aït Ben Haddou (ci-contre). C'est un superbe village assez typique, où de nombreux films ont été tournés (Gladiator notamment). C'est assez incroyable de se dire que des gens vivent ici à l'année au milieu de nul part.

Après encore quelques heures de route nous voilà enfin à Zagora, je lui demande de faire un arrêt pour faire mes réserves d'eau. Il me laisse donc non loin de là près de ce qui semble être un éleveur ou propriétaire de chameau. Après une rude négociation et après avoir laissé sur place quelques garanties, j'arrive à obtenir un chameau pour une durée de 3 jours. Il me montre ainsi les rudiments de bases pour gérer un chameau. Et me voilà en face de mon premier objectif: l'immensité du désert. Armé de ma boussole je prend la route en fin d'après-midi. Et la nuit arrive seulement une ou deux heures après, et là je ne sais pas trop à quoi m'attendre! On dit que la nuit dans le désert est glaciale, l'appréhension est bien présente. mais plus la lune monte dans le ciel plus je me rend compte que certes la nuit est fraîche mais pas glaciale. C'est la différence de température entre la journée et la nuit qui est importante. Un peu près 50 degrés la journée et environ 15 degrés la nuit. La nuit fût courte (c'est là que le fait d'être insomniaque est appréciable!) et le réveil simplement magnifique. Sans doute l'un des plus beaux levé de soleil de toute ma vie.

 

 

Conseil : pour une nuit dans le désert, essayez de vous surélever, ne dormez pas à même le sable car la nuit les scorpions et les serpents sont de sortis, et donc vous risquez un face à face qui peut être assez dangereux.

magnifique reveil avec un levé de soleil superbe
Peu de mots pour décrire un tel spectacle!

 

2ème jour

La deuxième journée fût assez longue, avancer vers le Sud-Est en direction de la frontière algérienne. Depuis hier mon eau est chaude, voire brûlante lorsque les températures sont au maximum. On dépasse je pense à certains moments les 50°C. Dans l'après-midi je vois un gros nuage sombre en face de moi au niveau du sol, qui arrive dans ma direction. Je comprend alors assez vite qu'il s'agit d'un tempête de sable. Je ne suis pas préparé à ça, et je me retrouve assez rapidement dans l'obscurité. Je n'ai pas le temps de mettre mon chèche, il est au fond de mon sac à dos. Le vent souffle terriblement fort et fait voler mon chapeau en arrière. Cela dure une bonne heure et j'avance à une allure très faible.

tempête de sable qui arrive
quand la tempête arrive...
dans une tempête de sable en chameau
en pleine tempête!

Conseil : Si vous êtes confronté à une tempête de sable, couvrez-vous le visage car le sable à tendance à cingler le visage. Dans le désert ayez également toujours des lunettes pour éviter de prendre du sable dans les yeux.

A ce moment là, je ne sais pas exactement où je suis, je pense être non loin de la frontière algérienne., mais cette tempête de sable m'a fait oublier de regarder régulièrement la direction dans laquelle je vais. Je prend le temps de me pauser un peu et de prendre le temps de faire le point sur le chemin parcouru. Je me retourne et je ne vois que du sable à perte de vue avec des dunes toutes similaires. J'imagine donc ce que ça aurait pu être les grandes dunes de sable de Merzouga...


 

En fin d'après-midi je rencontre non loin de là un groupe de touriste étranger qui retourne sur Zagora. Ce groupe est composé de deux sœurs portugaises et d'un couple d'argentins. Il est temps pour moi, si je veux rester sur le planning que je m'étais fixé,  de faire demi-tour et de commencer à rentrer. Je décide alors de faire un bout de chemin avec eux. Ils vont en direction d'un camp de berbères. qui doit les accueillir pour la nuit. Après la première nuit que j'ai passé je me dis qu'un peu de confort ne fera pas de mal, je me joins donc à eux avec la permission des locaux. Un festin nous attend sous la tente avec pour finir avec le traditionnel thé marocain. Après ce formidable repas, on m'annonce qu'il y a une place libre dans une des tentes annexes. Je la prend volontiers et j'ai donc droit à un confort rustique mais agréable.

 

place Jemaâ El-Fna

3ème jour

Après cette deuxième nuit en tente, le retour sur Zagora se fait assez naturellement et je retrouve donc mon fameux loueur pour récupérer ma "caution" et lui rendre le chameau. Je lui laisse un peu surplus pour le remercier de sa confiance et de sa gentillesse. Le retour sur Marrakech, se fait avec les touristes que j'avais rencontré dans leur minibus. 8h de route assez fatigante je dois dire. J'avais à l'avance réservé mon riad en plein Marrakech. Je récupère donc les clefs de ma chambre et après une bonne douche je décide d'aller manger et de m'imprégner de la place Jemaâ El-Fna. J'y reste une bonne heure et mange ensuite en terrasse au coucher du soleil ce qui m'offre une vue magnifique sur l'une des plus belles places marocaine (photo ci-contre).

Je rentre en suivant passer la nuit dans mon riad qui se trouve dans la Medina donc non loin de là. Il me faut me reposer car le lendemain je pars directement pour l'Atlas et le Jbel Toubkal.

 

La suite de mon récit dans la partie 2.

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